
Nous savons tous que les
discus sont les poissons à la plus haute valeur commerciale dans le monde de l'
aquariophilie. Avoir les «
rois de l'
aquarium » dans un biotope
amazonien n'est pas un luxe, mais ce n'est
pas non plus économique. C'est peut-être pour cela qu'il importe de savoir acheter, et surtout de savoir bien acheter. Pour cela, il existe
plusieurs facteurs à prendre en compte lorsqu'on achète un
discus. Avant tout, l'endroit où nous
acquérons nos
discus est fondamental. L'hygiène, l'espace, l'alimentation, la qualité de l'eau, l'origine, la température, etc., sont des détails à prendre en compte. Avant d'acheter, nous devons observer attentivement le poisson : son état de
santé, sa respiration, les marques
irréversibles qu'il peut avoir sur le corps, le manque d'écailles ou de nageoires, les
opercules, les yeux, les
taches sur le corps, etc.
Avant d'acheter, essayez de connaître la
chimie de l'eau où le poisson se trouve.
pH et dureté, ainsi que température. Imaginez-
vous vivant dans les
Alpes et être ensuite placé, en quelques secondes, à New York au milieu de la pollution. Cet exemple sert à comprendre la
différence de
pH d'un
aquarium à l'autre. En effet, lors de l'achat, il
convient que l'eau de votre
aquarium soit la plus
semblable possible à l'eau où le poisson est en vente. Les chocs de
pH peuvent provoquer des lésions douloureuses chez les poissons : nageoires rongées, yeux gonflés, perte d'appétit, etc. Connaître ses
habitudes alimentaires est fondamental. Imaginez que vous viviez au Japon, habitué à la nourriture de ce pays, aux
sushis, et que d'une heure à l'autre on vous place au Maroc pour manger du
tajine !! Vous resteriez probablement à regarder la nouvelle nourriture avant de
commencer à la digérer, et vous la refuseriez probablement.
Il en va de même pour les
discus habitués à manger de l'
artémia, des
daphnies ou des larves de moustique et qui, d'un moment à l'autre,
commencent à être nourris avec des flocons. Beaucoup de magasins refusent même de nourrir les poissons à cause des coûts ou, parfois, parce que cela pollue l'eau. Essayez donc, avant d'acheter, de voir le poisson être nourri, et avec quel type de nourriture, pour que, une fois arrivé chez vous, il ne refuse pas de manger.
Poisson photographié en avril 2007. Espèce : Red Cover. Origine : Taïwan/Chine. Éleveur : Wayne Ng. Femelle d'environ 15 cm. Discus appartenant à Alcidio de Sousa. Sur le site http://www.waynediscus.fr/ vous pourrez trouver diverses espèces élevées par Wayne Ng. Actuellement l'un des meilleurs éleveurs asiatiques, avec d'excellents discus. Des poissons inhabituels, d'excellente qualité, aux couleurs bien délimitées, certains d'excellentes formes, mais aussi à un prix élevé. Les bons discus ont leur prix ...
Si le poisson ne montre aucune curiosité lorsqu'on lui met de la nourriture, s'il l'ignore tout simplement, même s'il est très bon marché, ne l'achetez pas. Car s'il ne mange pas au magasin, il ne mangera probablement pas chez vous. Plus encore, le risque qu'il soit anorexique et de le faire de nouveau manger pourra vous coûter plus d'argent que le
poisson lui-même ou... le perdre au bout de quelques semaines. Acheter un poisson maigre est une erreur, même s'il est bon marché ! Essayez donc d'observer si le poisson est robuste et, si
possible, avec le
ventre plein, car c'est
facile à observer. Les
discus au
ventre creux ou aux
yeux exorbités ... ne s'achètent tout simplement pas. Ce sont des situations très courantes lors des achats ratés de
discus.
Poisson photographié en avril 2007. Espèce : Spotted Erupcion. Origine : Chine/Taïwan. Éleveur : Wayne Ng. L'un des excellents poissons d'Alcidio de Sousa, importés il y a environ 11 mois. Ils ont été importés à 8 cm et mesurent actuellement environ 16 cm. « Élève » Alcidio Sousa possède 6 de ces fantastiques poissons d'origine asiatique, qui valent une petite fortune. Des certificats de l'éleveur accompagnent chaque poisson. Poissons Spotted Erupcion ...by Wayne !
L'origine des poissons est
également fondamentale, tout comme les quarantaines et le
déparasitage effectué sur ces poissons. Bien sûr, beaucoup ne connaissent pas ou inventent l'origine des poissons. Il en va de même pour les quarantaines, à tel point que les cas où l'on achète un poisson et où, une fois placé dans l'
aquarium, tous les autres tombent malades sont
innombrables. Pour cela, il importe soit d'avoir
confiance dans le magasin qui les vend, soit éventuellement d'avoir un
aquarium de quarantaine, quelque chose d'
indispensable quand on entre dans le monde des
discus. Tous les nouveaux poissons doivent rester dans un espace
séparé avant d'être en contact avec leurs nouveaux compagnons dans l'
aquarium principal. Ne jamais mettre de plantes ou d'objets décoratifs dans l'
aquarium de quarantaine et, si
possible, ne jamais avoir un
aquarium de moins de 70 litres d'eau.
Poisson photographié en avril 2007. Espèce : Leopard Maze. Origine : Taïwan/Chine. Éleveur : Wayne Ng. D'environ 11 cm. D'excellents poissons pour ceux qui aiment les bons discus.
N'achetez jamais un poisson qui vient d'arriver au magasin, car vous ne savez pas comment il sera le lendemain. Beaucoup de poissons entrent en stress lors du transport, et ce facteur peut déclencher de nombreuses maladies dès les jours suivants, transmissibles à vos autres poissons.
Un discus en bonne santé ouvre la bouche une fois par seconde au maximum, les opercules doivent être tous les deux ouverts, les yeux doivent toujours être bien rouges, jaunes ou orange et jamais noirs ou ternes. Les poissons ne doivent pas présenter de bosses sur le corps, car il s'agit probablement de tumeurs. Les poissons doivent être curieux lorsqu'on s'approche d'eux. En levant la main au-dessus de l'aquarium, ils doivent la suivre à la recherche de nourriture ; c'est un bon signe lors de l'achat d'un nouveau discus !
Souvenez-vous toujours que les discus sont des poissons de valeur ; on trouve difficilement de bons poissons à bas prix, car leur qualité a un prix. N'en doutez jamais, car c'est une caractéristique des bons discus.
IMPORTER DES DISCUS
Quand j'ai commencé à importer des discus, il y a de nombreuses années, mes moyens de communication étaient très différents de ceux d'aujourd'hui. On ne pouvait contacter l'autre bout du monde que par fax et par téléphone. Ni images, ni vidéos, rien de tout cela n'était encore disponible dans ces nouvelles technologies d'aujourd'hui ! Souvent, on achetait une espèce de poisson et c'en était une autre qui arrivait, à cause des difficultés d'interprétation. Aujourd'hui, avec Internet, tout est devenu plus facile. Par exemple, au Brésil, nous envoyons souvent des photos et des vidéos des poissons que nos clients souhaitent, afin qu'ils choisissent ceux qu'ils veulent. Aujourd'hui, s'il est plus facile de trouver des contacts internationaux grâce à Internet, importer est devenu plus compliqué. Des licences internationales sont nécessaires, que je considère en quelque sorte comme fondamentales pour protéger les magasins qui importent et qui doivent obligatoirement avoir cette licence. Autrement, n'importe qui pourrait importer, et les magasins seraient lésés par le fait que n'importe qui puisse le faire. L'expérience d'importer des discus auprès d'entreprises peu crédibles m'a causé quelques problèmes par le passé : des poissons de mauvaise qualité, des tailles inférieures à celles demandées, des poissons morts, etc. Il y a beaucoup d'histoires que je pourrais raconter et, personnellement, je considère que pour importer il faut avoir une confiance absolue dans l'entreprise et dans la qualité des poissons que l'on va acheter à tant de kilomètres de distance, souvent.